Cinq pompiers de la caserne 18 de Baie-des-Sables et trois collègues de la caserne 30 de Price ont participé au 29 e Défi Gratte-Ciel à Shawinigan le samedi 19 septembre. Vêtus de leur uniforme et portant leur équipement de combat complet avec leur appareil respiratoire au dos, ils ont monté puis descendu dix fois les 595 marches de la tour de la Cité de l’énergie, pour un total de 1190 marches aller-retour, au profit de Dystrophie musculaire Canada, à qui ils ont remis près de 7000 $.
Les deux casernes font partie du Regroupement sécurité incendie Mitis-Est. En plus de réunir les casernes de Baie-des-Sables et de Price, le Regroupement comprend celles de six autres municipalités de La Mitis.
Une cause qui touche de près
Le capitaine de la caserne 18 en était à sa deuxième participation. « Je me suis inscrit l’année passée pour la MRC de La Matanie, raconte Oussama Refas. J’ai vraiment adoré l’expérience. » Avec son meilleur ami, Guillaume Bérubé, il a proposé le Défi à ses collègues. Des cinq qu’ils étaient l’an dernier, ils se sont retrouvés huit à participer cette année.
La motivation va au-delà du défi sportif. « On connaît un collègue de Matane qui a un enfant atteint de dystrophie musculaire, explique le pompier. Donc, on est encore plus touché. On savait un peu ce que ça pouvait causer dans la vie d’une famille. »
Plus de 100 livres sur le dos
Selon Oussama Refas, l’équipement pèse « un minimum de 100 livres ». Cinq pompiers ont choisi la catégorie extrême. Elle commence à 6h le matin et consiste à faire le plus de montées possible dans la journée. Comme les trois autres participaient pour la première fois, ils ont choisi la catégorie classique, soit deux montées et deux descentes.
L’équipe visait une dizaine de montées, un chiffre symbolique. « C’était pour remercier chacun de nos commanditaires, indique le capitaine. On en a eu plus d’une dizaine. » Ils ont réussi l’exploit, les pompiers inscrits dans la catégorie extrême ayant fait de 10 à 12 montées.
Le plus difficile a été le départ. « Réchauffer les muscles à 6h du matin quand il fait 5 à 8 degrés, c’est un peu frais et on n’est pas trop réveillé, dit-il. Après, la machine se met en route et ça va tout seul! »
Moment émouvant et objectif dépassé
Selon M. Refas, lui et ses coéquipiers ont vécu leur moment le plus poignant pendant la Montée des héros, alors qu’ils ont transporté au sommet le petit Ludovic, un enfant de la région de Montréal atteint de dystrophie musculaire. « C’est un moment assez émouvant pour un enfant de rencontrer les pompiers et de pouvoir monter les marches », témoigne le capitaine.
Le groupe s’était fixé un objectif réaliste de 4000 $. Il a finalement recueilli 6853,66 $ et s’est classé au quatrième rang pour les fonds amassés. « On est très content du soutien des citoyens et des commanditaires de la région », tient à souligner Oussama Refas.
Proche de la réalité du métier
Bien évidemment, la région ne possède pas de tour de 28 étages. Pour Oussama Refas, l’effort ressemble tout de même à celui d’une intervention dans un bâtiment en flammes ou d’un sauvetage en milieu isolé. « C’est la même réalité sur le plan cardiovasculaire, du contrôle de la respiration et des interventions qui peuvent s’étirer dans le temps », estime-t-il.
Le capitaine a remarqué que l’expérience a aussi rapproché les membres de l’équipe. « D’habitude, on se voit quand on est appelé sur une intervention. On n’a pas vraiment le temps d’échanger ni de passer du temps de qualité ensemble. »
Les pompiers comptent bien se réinscrire au Défi Gratte-Ciel l’an prochain. « On a un ami qui nous attend, indique Oussama Refas. Le petit Ludovic veut absolument nous revoir. »
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