Présent à Matane pour rencontrer des électeurs et terminer la chasse aux signatures pour sa candidature, Patrice Caron du Parti conservateur a présenté sa vision des choses pour la région.
Originaire du Témiscouata, le papa de deux enfants de 17 et 18 ans, a quitté la région pour Québec où il s’est rapidement déniché un emploi dans son domaine d’études.
« J’ai été permanent au gouvernement puis j’ai démissionné après deux ans, donc à 21 ans, parce que je ne comprenais pas ce que je faisais là. J’étais à même de voir la lourde structure et les incohérences, notamment sur le plan des salaires entre les différents corps de métiers. »
Il s’est donc lancé à son compte où il a travaillé pendant une trentaine d’années en sécurité informatique et architecture de systèmes, surtout pour le gouvernement du Québec.
« J’ai passé à travers plus de 30 organismes gouvernementaux, passant du Conseil du statut de la femme à des organismes comptant des milliers d’employés. Disons que je connais bien la machine », confie-t-il.
Malgré ce constat d’un système qui tourne carré, ce n’est que plus tard que son engagement politique s’est développé.
« Québec est très politisé et des gens de mon entourage étaient impliqués dans le PCQ. Comme c’était des personnes qui osaient parler de sujets sensibles, je suis allé voir. »
On lui a éventuellement proposé de se porter candidat pour la bannière dirigée par Éric Duhaime.
« Lorsque j’ai vu que la circonscription de Matane-Matapédia était disponible, j’ai sauté sur l’occasion puisque c’est tout près d’où j’ai grandi. D’ailleurs, depuis deux ans, je reviens au Témiscouata l’été pour travailler sur un projet récréotouristique. »
Taille de l’état
Patrice Caron est catégorique : l’État est trop lourd. Il y a trop de règlements désuets. Bref, tout est devenu compliqué et ça coûte cher.
« Il faut se poser la question pourquoi on en est rendu là et surtout, quel est l’impact sur les régions. Ce n’est pas normal qu’on envoie l’argent à Québec et que quelqu’un en haut de la tour décide qui mérite quoi et qu’on renvoie ensuite les sommes. »
Il note au passage que le Québec a près du double des exigences règlementaires qu’en Alberta. Un ménage s’impose.
« Est-ce qu’il n’y aurait pas moyen d’en compter au moins 30 %? Est-ce que tous ces règlements sont vraiment utiles? »
Pour le candidat, tout est une question d’autonomie. Il croit que les MRC et les organismes locaux sont les mieux placés pour générer des projets et développer des services qui correspondent aux besoins de leurs citoyens.
« Si les instances locales, notamment en santé, avaient eu plus de liberté d’action, de meilleures solutions auraient été prises pour la population. »
« Le manque d’infrastructures sportives, d’activités sociales et culturelles, de services et de ressources en santé, c’est un réel frein pour les familles qui voudraient s’installer en région », poursuit Patrice Caron.
L’enjeu de santé est donc prioritaire, tout comme le milieu agricole, la viabilité des petites et moyennes entreprises et la réalisation du projet de port de Matane. Et tout ça serait grandement facilité par une structure gouvernementale plus efficace.
Le principal intéressé n’a pas la prétention d’avoir la réponse à tous les problèmes, mais il croit avec un esprit suffisamment analytique pour se pencher sur les enjeux, travailler avec les gens sur le terrain, dépoussiérer la machine, enlever des couches de règlements et en arriver à une solution mieux adaptée à la réalité.
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