Tommy Gaudet et son cousin Martin ont décidé de faire le tour de la Gaspésie à vélo, pour le simple plaisir de découvrir la région sous un autre œil.
Depuis maintenant trois ans, Tommy visite différents coins de pays à bicyclette. « On voit beaucoup mieux les paysages à vélo. De plus, ce type d’aventure permet de repousser l’âge un peu, tout en me remettant en forme. C’est donc de cette façon que je passe mes vacances », confie-t-il.
Quant à Martin, il a été inspiré par son cousin et a décidé d’embarquer dans l’aventure à son tour. « J’ai d’abord fait la piste cyclable du Petit train du Nord, ce qui équivaut à un peu plus de 450 km aller-retour. J’ai eu la piqûre instantanément. Je peux même dire que ç’a changé ma vie. »
Un tour complet
L’année dernière, les deux cousins ont fait le trajet entre Niagara et Montréal. Cette année, la Gaspésie était à l’honneur. « Nous sommes partis de Montréal, on a ensuite fourché à Mont-Joli pour faire La Matapédia et la Baie-des-Chaleurs au complet, la pointe de Forillon, Percé et les côtes de Madeleine. On termine le tout à Rimouski après plus de 1600 km de vélo », ajoute Martin.
Au départ, les deux comparses prévoyaient pédaler environ 100 km par jour. Par contre, la réalité du terrain les a rattrapés. « La côte en sortant de Percé a fait exploser nos standards de ce qu’on estimait être capable de faire. Par bout, c’est tellement à pic qu’on devait pousser notre vélo. Et tout ça avec 60 lb de stock sur le dos », illustre Tommy Gaudet.
Deux heures plus tard, ils voyaient enfin le bout de la côte. Ils reprenaient donc un chemin légèrement plus convivial par le nord. « Notre premier arrêt en Haute-Gaspésie a été dans une petite épicerie à Gros-Morne, explique Martin. La dame qui nous a servi a rapidement compris qu’on venait de loin. La première chose qu’elle nous a dit c’est que c’était fini les côtes! »
Un périple humain
Ce dernier retient d’abord et avant tout la grande générosité et l’accueil des gens qu’ils ont croisé tout au long de leur aventure. « Ils sont avenants et prennent le temps de nous aider et de nous parler. »
Tommy rajoute que le fait de parcourir la Gaspésie à vélo rend le tout encore plus humain. « Ça nous permet vraiment de nous imbiber de l’endroit. Ce n’est pas du tout la même chose de voir un paysage pendant 30 secondes en voiture que de l’avoir en face de nous à vélo pendant des heures. »
Le défi physique est aussi imposant en soi, mais au-delà de ça, la préparation technique est primordiale. « On doit absolument avoir le nécessaire pour réparer le vélo parce que c’est pratiquement certain qu’il va y avoir des bris sur une distance de 1600 km », souligne Tommy.
Malgré les quelques écueils rencontrés en cours de route, les cousins sont très satisfaits de ce périple. Pour Martin, c’était un grand défi à relever. « Réussir ça à 53 ans avec ma p’tite bedaine et mes bobos, ça me rend très fier. J’encourage les gens à simplement sortir de leur zone de confort et d’essayer quelque chose qu’ils ne sont pas habitués de faire. En le faisant avec constance, les effets bénéfiques arrivent instantanément. »
Son cousin termine en disant que le vélo est accessible à tous. « Ça revient vite. On commence par faire un 10 km. C’est difficile au début, mais si on persévère, un an plus tard, on est capable de faire 150 km et éventuellement, le tour de la Gaspésie. »
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