Une aventure de 420 km 

Par Nayeli Chavez 7:00 AM - 19 août 2026
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C’est la deuxième randonnée qu’Annie Hurtubise fait seule. Photo courtoisie

Le mardi 18 août, Annie Hurtubise, une citoyenne de la ville de Rigaud, près de l’Ontario, est partie seule pour une aventure de 21 jours sur le Sentier International des Appalaches (SIA). L’amoureuse de la nature a déjà de l’expérience et affirme être prête à s’arrêter, s’il le faut. 

Si c’est le cas, elle ne verra pas cela comme un échec. « Ça se peut qu’une fois arriver à la réserve de Matane, je décide d’arrêter parce que je ne me sens pas bien, je suis fatiguée ou que je ne sois plus à l’aise. »

Annie Hurtubise est une adepte de la randonnée depuis déjà plusieurs années. « Quand j’ai découvert celles en montagne, ça l’a dégringolé », dit-elle en riant.

Cette année, elle s’est aventurée durant 15 jours dans le Parc national de la Sierra Nevada, en Espagne. « Je n’en ai jamais assez, honnêtement. Ce genre de chose m’alimente. » Mme Hurtubise prépare sa prochaine excursion depuis deux mois. 

Elle estime être déjà assez en forme pour vivre cette aventure. « Ça se passe dans un type d’environnement que j’ai déjà fait. » Toutefois, la randonneuse est consciente des risques physiques qu’une telle distance pourrait engendrer.

L’enseignant du programme Tourisme d’aventure du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Alexandre Byette, rappelle qu’il est important de ne pas surutiliser son corps et d’être capable de s’arrêter pour prendre une pause, quitte à changer sa planification. 

Alexandre Byette est enseignant au programme Technique du tourisme et d’aventure du Cégep de la Gaspésie et des Îles. Photo courtoisie

Il ajoute que le plus important est le bon jugement et les prises de décisions. « Savoir quand on a froid, faim, quand on est déshydraté, envie de prendre une photo au sommet, ce sont des éléments qui vont venir altérer notre jugement. »

Mme Hurtubise souligne que la randonnée est une expérience qui se vit au jour le jour. 

Un accompagnement en tout temps

Le SIA offre des services d’accompagnement pour permettre aux randonneurs de vivre la meilleure expérience possible. Une fois sur le territoire de la Réserve faunique de Matane, il n’y a pas de sortie avant une centaine de kilomètres, explique un bénévole du SIA, Daniel Bélanger. 

C’est à ce moment où le service de ravitaillement offert par le SIA entre en jeu. « Les gens préparent leur lunch et marquent le moment où ils veulent recevoir leur boite, précise M. Bélanger. Ils ont de la nourriture pour environ trois jours. » Cela permet aussi aux randonneurs de voyager plus léger. 

Daniel Bélanger, bénévole sur le Sentier Interational des Appalaches (SIA). Photo courtoisie

De plus, il est possible d’utiliser son téléphone et d’appeler les bureaux du SIA pour être guidé chaque jour. « On peut les accompagner pour qu’ils aient un endroit où dormir environ tous les 15 km pour mettre leur tente et des toilettes sèches », explique-t-il.

« J’ai discuté avec un des employés et il m’a vraiment bien accompagné, se réjouit Annie Hurtubise. Je lui ai décrit qui j’étais, ce que j’étais capable de faire et il m’a enligné à peu près sur ce qui serait préférable de faire. »

Daniel Bélanger affirme que de plus en plus de personnes réalisent ce genre défis sur les sentiers, en que certains vont même faire les 650 km. Une vingtaine de personnes l’auraient fait en 2025.

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