Le 7e Furies – festival de danse contemporaine de Marsoui n’a pas seulement présenté 19 productions : il a repensé la manière dont le public reçoit une œuvre. Plutôt que des chiffres d’achalandage, c’est cette approche du territoire et de l’accueil qui a marqué l’événement qui s’est clôturé le 26 juillet.
Plusieurs spectacles ont été délocalisés dans des lieux non conventionnels. Déjà présenté à Montréal en salle fermée, Unarmoured de Clara Furey a été repensé à flanc de sablière. « On avait décidé de resituer des œuvres, de les présenter dans le contexte, dans l’environnement local pour déplacer un peu les regards », explique la codirectrice artistique de Furies, Karla Étienne.
Le résultat a dépassé les attentes de l’équipe : la jauge prévue pour 150 personnes en a finalement accueilli 176. « Les gens ont dit que c’était épique, que ça ressemblait à Dune, que c’était intense », relate Mme Étienne.
Remember that Time We Met in the Future? de Lara Kramer a, quant à elle, été adaptée pour l’ancien couvent de Sainte-Anne-des-Monts, un choix chargé de sens pour ce lieu désacralisé, selon la codirectrice artistique. Mme Étienne a observé une charge émotive. « On a vu des gens du public avec des larmes qui coulaient », dit-elle.
Bilan qualitatif
Le 7e Furies affiche une croissance de 5% du nombre de billets vendus. L’assistance a atteint une moyenne de 93% pour l’ensemble des spectacles. Un total de 15 représentations se sont tenues à guichet fermé.
Pour Karla Étienne, l’enjeu véritable de ce 7e festival ne se mesure pas en nombre de billets vendus. « On ne dresse pas un bilan chiffré, mais un bilan qualitatif. » Elle décrit le travail de direction artistique comme un exercice d’hospitalité. « Comment les gens vont-ils recevoir les œuvres? Comment se sentiront-ils accueillis? Comment faire en sorte pour que ce soit chaleureux et festif? » Voilà autant de questions qui, selon elle, ont guidé l’organisation.
Soirée d’ouverture magique
Cette philosophie s’est incarnée dans la soirée d’ouverture, tenue pour la première fois à la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts. Un partenariat avec l’organisme Haute-Gaspésie me voici ! a permis la présence de nouveaux arrivants. Parmi eux, la cheffe Kady Dao, d’origine ivoirienne, y a proposé des bouchées.
« C’était vraiment magique, estime le codirecteur artistique, Sébastien Provencher. Les artistes ont souligné la qualité du public. Ça m’a fait plaisir d’avoir un public aussi diversifié. »
Un territoire qui façonne les œuvres
Le nouveau volet écriture de Furies a permis d’accueillir deux stagiaires du programme Interstice et une autre en journalisme culturel grâce au Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN), dans l’objectif de former une relève critique en danse. Deux écoles de formation préprofessionnelle ont également passé la fin de semaine à Marsoui.
Selon M. Provencher, la proximité entre les artistes, les festivaliers et la communauté locale distingue Furies.
Le prochain rendez-vous est donné du 29 juillet au 1er août 2027.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.