Mission accomplie pour la nouvelle course de voilier Saint-Laurent 400, qui a regroupé plus d’une trentaine de voiliers pour un périple unique reliant Tadoussac aux Îles-de-la-Madeleine.
Un total de 33 navires ont sorti la grande voile pour mettre le cap sur Havre-Aubert, un périple de 400 milles qui prendra environ une semaine.
L’organisateur de la course Pierre-Olivier Hivon en est presque tombé en bas de son voilier tellement la surprise était agréable.
« On a quelques participants qui coursent pour la première fois et on voit qu’il y a de l’engouement. Les gens ont le goût de participer et de naviguer bien et loin », explique-t-il en entrevue avec le Journal.
À l’abordage moussaillon
À Tadoussac lors du départ du 5 août, ça respirait la fête. C’était non seulement journée de départ, mais aussi journée de dernières consignes, de vérifications ultimes et de planification.
La réunion des barreurs a eu lieu en après-midi pour mettre les équipages au parfum. Le départ quant à lui s’est fait à 19 h, cap sur Rivière-au-Renard en Gaspésie pour la première escale.
Comme ces bateaux représentent 250 personnes au total, disons qu’il y avait de l’action sur la terrasse de la marina les heures précédant le départ.
« C’était festif, convivial et bon-enfant. Il y avait beaucoup de gens qui se parlaient de bateaux, qui élaboraient des stratégies, c’était beau à voir », résume M. Hivon.

Plusieurs catégories
La course a été élaborée en fonction d’attirer le plus grand nombre possible et les participants peuvent prendre leur aise ou passer une semaine sans dormir.
Il y a les classes excellence et performance ainsi qu’une classe endurance pour les plaisanciers qui sont moins dans la compétition intense.
« Les profils sont assez mélangés. On retrouve autant des aventuriers que des gens qui sont là pour la performance », souligne Pierre-Olivier Hivon.
« Il y a aussi des aventuriers qui sont issus de la croisière, qui eux se donnent un challenge en poussant au maximum leur bateau, qui ne sont pas des bateaux de performance », ajoute l’organisateur.
Une deuxième édition en vue ? « On va commencer par en faire une et on verra après ça », précise M. Hivon avec humour.
« On voit que les gens sont motivés et si c’est un succès et qu’on réussit à trouver des fonds, on va se lancer là-dedans », termine-t-il.
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