Malgré des décennies de défis, la Fabrique de Sainte-Anne-des-Monts trouve des solutions concrètes pour assurer l’avenir de son église. Son président, Gaston Lévesque, en poste depuis un peu plus de deux ans, a su, avec une équipe de bénévoles dévoués, redressé une situation financière autrefois précaire.
À son arrivée, M. Lévesque raconte que la fabrique était dans le rouge et Hydro-Québec menaçait même de couper le courant. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée « On a fini l’année dernière avec 45 000 $ de profits d’opération », se réjouit M. Lévesque.
Bénévoles créatifs
Une quarantaine de bénévoles, souvent âgés de plus de 75 ans, font tourner la paroisse avec cœur. Leur plus grande réussite : le marché aux puces, l’un des plus imposants de la Gaspésie, qui a rapporté environ 65 000 $ l’an dernier. « C’est bon pour l’environnement; on redonne une deuxième vie à des choses », souligne le président.
Lancé il y a trois mois, un nouveau tirage 50-50 ajoutera une douzaine de milliers de dollars par année à la fabrique.
S’adapter pour durer
La communauté a su innover : les messes, funérailles et baptêmes se tiennent désormais dans la sacristie, plus chaleureuse et plus économique. « Ça donne une ambiance », observe Gaston Lévesque.
Outre le parvis qui est victime de l’usure du temps accéléré par le climat maritime, la fabrique travaille avec le ministère de la Culture pour évaluer les besoins de réparation des clochers. Les marguilliers réfléchissent aussi à une nouvelle vocation pour l’église afin de la rentabiliser, tout en conservant un lieu de culte.
Vision d’avenir
« Un paroissien doit avoir confiance que l’argent qu’il donne soit bien utilisé », estime le président. Grâce à une gestion rigoureuse et à l’engagement indéfectible de ses bénévoles, la Fabrique de Sainte-Anne-des-Monts démontre qu’avec créativité et détermination, son patrimoine religieux peut continuer de rayonner.
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