Reconnue pour sa production de mini-kiwis et son expertise en lyophilisation de différents fruits, Énergie Kiwi prend de l’expansion. Les copropriétaires de l’entreprise de Saint-Ulric ont récemment fait l’acquisition d’un bâtiment situé face à leurs vergers, sur la route 132. Cet ancien poste d’essence fermé depuis plusieurs années deviendra le point d’ancrage d’un projet dont l’investissement prévu s’élève à 1,2 million $.
Selon Claude-François Lamarche, copropriétaire d’Énergie Kiwi, le nouvel espace sera divisé en plusieurs sections. « La partie devant va être une boutique, un petit café avec des produits prêts à emporter. On va servir des barbotines faites avec nos poudres de fruits. » L’autre section sera consacrée entièrement à la lyophilisation, avec l’acquisition d’un lyophilisateur industriel de plus grande capacité. « On pourra faire des lots de 45 kilos et plus, notamment pour les demandes en sous-traitance », envisage-t-il.
Un agrandissement est aussi prévu du côté ouest pour accueillir une salle d’expédition, surmontée d’un appart’hôtel haut de gamme, une offre absente de la région, selon sa conjointe, Mélissa Pelletier, qui est aussi propriétaire d’Énergie Kiwi.
« Tourisme lent » et zone d’interprétation
Le projet comprend également un volet agrotouristique et éducatif. Des plantations de mini-kiwis seront aménagées sur le terrain, accompagnées d’affiches explicatives destinées aux visiteurs. Mme Pelletier décrit une zone d’interprétation pensée pour « le tourisme lent » : « Il y aura une aire de repos, un genre de foyer extérieur avec des chaises Adirondack, des chaises longues et des tables pour les journées d’été avec vue sur le fleuve. »
Le site comportera deux terrasses distinctes : l’une qui sera familiale et l’autre qui sera réservée aux clients de 18 ans et plus, où seront servis des cocktails alcoolisés à base de poudres de fruits maison. « On va, entre autres, pouvoir accueillir des artistes de la chanson et des artistes culinaires, ajoute Mélissa Pelletier. On va aussi pouvoir organiser des méchouis d’antan. »
Les propriétaires espèrent inaugurer le nouvel espace à temps pour la prochaine saison touristique, bien que le financement reste à confirmer. « On est en processus de demandes de subventions et de financement », indique M. Lamarche.
L’atelier actuel converti en laboratoire
Une fois la nouvelle usine en fonction, l’atelier actuel sera transformé en espace de recherche et développement. « Je fais énormément de recherche, souligne Mme Pelletier. Donc, cette portion-là va devenir davantage un laboratoire pour faire nos tests. »
L’entreprise collabore déjà avec plusieurs producteurs régionaux pour la lyophilisation de leurs produits. Selon Mélissa Pelletier, la demande est aussi forte du côté des transformateurs de piment fort et des apiculteurs, qui s’intéressent de plus en plus aux produits combinant miel et fruits lyophilisés, un assemblage qui permet une durée de conservation nettement prolongée grâce à l’absence d’eau dans les deux ingrédients.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.