Une analyse nécessaire selon Simon Deschênes
Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes. Photo capture d'écran - Télévision Haute-Gaspésie
Le préfet de la Haute-Gaspésie, Sylvain Tanguay, a lancé une vaste consultation en lien avec d’éventuels regroupements municipaux. Au premier plan de ce chantier se retrouve inévitablement la ville de Sainte-Anne-des-Monts. Qu’en pense le maire Simon Deschênes ? On lui a posé la question.
Difficultés de recrutement d’élus et de directeurs généraux, normes et obligations gouvernementales de plus en plus exigeantes pour les petites municipalités et manque de liquidité, voilà le triste portrait de plusieurs villages de la région.
Dans une autre catégorie, on retrouve les villes principales comme Sainte-Anne-des-Monts, qui vivent une situation bien différente. Même si les obligations sont les mêmes pour tout le monde, les ressources et les moyens sont bien différents.
Fusions forcées
Il faut remonter au début des années 2000 lors des fusions forcées pour bien comprendre le sentiment général dans les populations. Une municipalité comme Tourelle, par exemple, avait été fusionnée avec Sainte-Anne-des-Monts, soulevant une grogne populaire. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Simon Deschênes comprend le sentiment d’appartenance. « On ne veut pas revivre ces fusions où l’on vit encore des coupures 25 ans plus tard. On n’a pas encore la recette miracle. C’est ça que l’étude va nous aider à déterminer. »
Le cas de Tourelle ? « C’est clair que les gens veulent conserver le nom de Tourelle, mais je pense que la population voit que nous avons une saine gestion. Ça va quand même assez bien. Les commentaires négatifs sur la division Sainte-Anne et Tourelle que j’entendais il y a 15 ans sont beaucoup moins fréquents », poursuit l’élu.
Une tendance à la hausse
Le maire Simon Deschênes observe la tendance de collaboration et de regroupement municipal partout au Québec. « Le gouvernement a même lancé des programmes à cet effet.
Nous sommes d’accord d’aller de l’avant avec cette étude en Haute-Gaspésie. Je pense que c’est une démarche saine et nécessaire. »
L’élu croit que de tels regroupements seraient bénéfiques pour les petites municipalités. « De notre côté, on a également de la difficulté à remplir certains sièges. Si on regarde des municipalités comme Rivière-à-Claude qui ont très peu de ressources, c’est encore plus difficile. En s’unissant, on répond mieux, non seulement aux attentes du gouvernement du Québec, mais aussi à nos populations locales. »
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