Les incorporelles ou l’art comme réparation

Par Johanne Fournier 3:33 PM - 10 juin 2026
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Le dernier livre de Pattie O'Green, Les incorporelles. Photo Johanne Fournier Photo Johanne Fournier

Le dernier livre de Pattie O’Green, Les incorporelles, est bien plus qu’un roman. C’est un acte de deuil, une méditation sur la création et une réflexion sur le pouvoir réparateur de l’art.

L’œuvre rend hommage à la sœur de l’autrice, danseuse contemporaine décédée il y a deux ans. « On nous prenait pour des jumelles », raconte Pattie O’Green. Elles avaient un an moins trois jours de différence. Dans le livre, cette sœur apparaît « comme une présence, comme un fantôme ». Le récit suit deux femmes dans un road trip à la découverte de l’art en plein air, de Sainte-Flavie aux Jardins de Métis, pour ensuite poursuivre leur route vers la Côte-Nord et les îles Mingan.

L’art peut-il réparer?

Au cœur du livre se trouve un questionnement fondamental : « Est-ce que l’art peut réparer? Est-ce que l’art peut nous réparer? Est-ce que l’art peut réparer la nature? » Cette interrogation traverse également les pratiques de land art de l’autrice, qui crée des œuvres éphémères directement dans des ruisseaux et des forêts, en collaboration avec des communautés locales.

Dans le livre, un tableau hérité de sa grand-mère, mystérieusement déchiré, devient une métaphore des ruptures dans nos paysages extérieurs et intérieurs. Les incorporelles est une œuvre à la fois intime et universelle.

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