Paule Mackrous, ou Pattie O’Green, de son nom de plume, a été reçue par la Société d’histoire de la Haute-Gaspésie le 27 mai à la Librairie L’Encre noire de Sainte-Anne-des-Monts. L’autrice et historienne de l’art y a présenté une traversée littéraire et sonore intitulée Le fleuve fait le reste : écrire le paysage entre Montréal et La Martre.
Son œuvre prend racine dans les lieux qu’elle habite et parcourt. Après un doctorat en sémiologie et une formation en arboriculture, elle a cherché, pendant des années, un territoire où poser ses racines. C’est à La Martre qu’elle les a trouvées. « Je suis tombée en amour avec ce territoire », confie-t-elle. Elle s’y est fait construire une yourte-atelier sur le rang du Pince- Farine, un lieu depuis lequel elle écrit, peint et jardine.
Une écriture par les images
Sa démarche est profondément visuelle et sensorielle. « J’écris toujours à partir des images qui m’habitent », explique-t-elle. Elle se promène avec son téléphone, photographie, observe. Son dernier livre, Les incorporelles, paru au Marchand de feuilles en 2025, en est le reflet : un récit ancré dans les paysages du fleuve, mais aussi dans les paysages intérieurs. « Dans mes livres, il y a toujours ce reflet entre l’intime et le dehors, soit la nature », dit-elle. Son prochain titre, Mystère à La Martre, poursuivra cette exploration du territoire gaspésien.
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