(JF) Lorsque l’enseignante de français, Marie-France Lavoie, a proposé à ses élèves de 4esecondaire de participer au projet collectif Mon slam, mon cri, l’idée n’a pas fait l’unanimité au départ. Chemin faisant, ils ont découvert une nouvelle forme d’expression pour faire entendre leur voix et leurs mots.
Pour certains participants rencontrés par La Voix gaspésienne, l’enthousiasme n’était pas immédiat. « Au début, quand j’ai su qu’on allait faire un poème ou un slam, je n’étais pas sûr », admet Clément Landry, qui a finalement opté pour une chanson, fidèle à sa passion pour la musique. Alice Lessard partageait cette réserve. « La poésie n’a jamais été vraiment ce que j’aime. »
Pourtant habituée à écrire des poèmes, Britanie Déry confie qu’elle « n’était pas tant excitée » à l’annonce du projet. Seule Jolène Brisebois s’est montrée emballée d’emblée. « J’étais contente parce que ça me faisait voir une nouvelle sphère de l’art », dit-elle.
Des sujets qui viennent du cœur
Les thèmes choisis reflètent les préoccupations personnelles des jeunes auteurs. Antoine Lemieux a célébré sa région natale en racontant « des anecdotes, des habitudes, des activités, des rituels de la Gaspésie ».
Avec son amie Rosélie Dupuis, Alice Lessard a abordé le thème de l’alcool au volant, un sujet qui « touche passablement de gens ». De son côté, Jolène Brisebois a choisi de travailler en solo, souhaitant « voir de quoi elle était capable dans le domaine de la poésie ».
De la page à la scène
Au fur et à mesure qu’ils se sont investis dans l’exercice, tous ces jeunes y ont pris goût, tant et si bien que le projet ne s’est pas arrêté à l’écrit. Certains d’entre eux ont enregistré des vidéos de leur prestation.
D’abord réticente à se produire devant public, Britanie Déry a finalement déclamé son poème à la Maison de la culture, accompagnée au piano par Jolène Brisebois. « J’étais vraiment gênée, mais j’ai dit oui parce que j’ai su que Jolène le faisait », raconte l’adolescente.
Une enseignante qui laisse des traces
Tous s’entendent pour saluer la bonté de leur enseignante, Marie-France Lavoie. « C’est rare qu’on voit des profs dépenser de l’argent pour leurs élèves comme ça », souligne Britanie. Alice abonde dans le même sens. « C’est généreux de sa part! »
Pour Britanie, c’est surtout le caractère concret du projet qui le distingue des travaux scolaires habituels : grâce à ce recueil, « on va pouvoir s’en rappeler un bon bout de temps! »
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.