La mobilisation citoyenne autour du phénomène d’érosion côtière à Baie-des-Sables semble traverser une période de houle. Lors de l’assemblée générale annuelle du 15 avril, quatre membres du conseil d’administration d’Héritage portuaire Baie-des-Sables ont remis leur démission en bloc, laissant le président Denis Forest seul à la barre de l’organisme.
Selon nos informations, quelques facteurs auraient précipité ces départs. Parmi eux, le refus d’une demande de financement déposée auprès d’Innergex, sans explication fournie. L’organisme souhaitait distribuer aux résidents des rosiers sauvages et de l’élyme des sables dès le début de l’été, des plantes dont les systèmes racinaires contribuent à stabiliser les sols côtiers. Ce projet de végétalisation des berges constituait une action concrète en attendant les travaux municipaux, qui ne sont pas prévus avant 2028.
Le spectre de Sainte-Flavie
La crainte d’un scénario similaire à celui de Sainte-Flavie, où 345 000 tonnes de gravier ont été déchargées à l’été 2024, ce qui a entièrement reconfiguré le paysage côtier et coupé les riverains de la vue sur le fleuve, avait motivé Héritage portuaire dans sa mission d’informer et d’agir avant qu’il ne soit trop tard. L’organisme s’était donné comme priorité d’éviter d’être mis devant le fait accompli.
Le sentiment de découragement face aux obstacles rencontrés aurait finalement eu raison de l’élan des administrateurs démissionnaires, qui n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
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