Matane n’obtient pas une, mais trois nominations au palmarès des pires routes du Québec de CAA-Québec.
Chaque année, l’organisme demande aux automobilistes de voter pour les routes les plus cahoteuses de la province. L’exercice a pour but de braquer les projecteurs sur des routes problématiques, dans l’espoir que les décideurs leur apportent un peu d’amour et de bitume.
Cette année, Matane apparait à trois reprises dans le palmarès provincial. On y retrouve d’abord l’avenue du Phare Ouest, artère principale de la ville. Si le ministère des Transports colmate quelques trous le printemps venu, force est de constater que certains tronçons de la route auraient besoin davantage qu’on sorte la machinerie lourde.
Ensuite, on propose la route Athanase. Pas très surprenant puisque la route a défrayé les manchettes en 2025 alors que la petite Anna Banville avait attiré l’attention des médias et du maire Eddy Métivier sur son état lamentable. On expliquait alors que cette route, bien que fort achalandée, ne cadrait pas dans les programmes gouvernementaux. De son côté, la Ville affirmait qu’elle ne pouvait pas débourser trois millions de dollars pour refaire un peu moins de deux kilomètres de chaussée.
Finalement, la route de la Boucanerie à Saint-René-de-Matane a aussi été soumise au palmarès. On peut emprunter ce chemin à partir de la route 195.
Encore la rue des Fonds
Du côté de la Haute-Gaspésie, une seule route se retrouve au palmarès 2026. Roulement de tambour. La rue des Fonds à Cap-Chat. Évidemment, quiconque a déjà emprunté cette route sait à quel point la carrosserie en prend pour son rhume. Même si la municipalité avait déjà réussi à obtenir une subvention pour refaire une partie de la route, il y a encore toute une portion qui tombe en ruines.
Le professeur et responsable du laboratoire sur les chaussées et les matériaux bitumineux à l’École de technologie supérieure, Alan Carter, affirme que le manque de financement fait en sorte que les routes municipales sont en moins bon état que les routes provinciales. « De plus, dans certaines municipalités, il peut y avoir un manque de connaissances pour optimiser la qualité et la durée de vie des chaussées. »
On ajoute aussi que les excavations nécessaires pour effectuer certains travaux, notamment sur le réseau d’aqueduc, ainsi que le trafic de poids lourds et d’autobus contribuent aussi à des chemins en piteux état dans plusieurs villes et villages du Québec.
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