Récup. Alimentaire prend de l’expansion
Catherine Plamondon devant les nouveaux locaux de l'organisme. Photo courtoisie
L’organisme Récup. Alimentaire Haute-Gaspésie franchit un nouveau jalon avec l’aménagement de nouveaux locaux permettant d’augmenter substantiellement les services offerts sur le territoire.
Ce qui a commencé par la récupération de denrées au supermarché Metro de Sainte-Anne-des-Monts est rapidement devenu un important réseau de dons d’aliments où de nombreux petits commerces en alimentation de la Haute-Gaspésie et même de Matane se sont ajoutés. Il y a aussi des ententes avec des producteurs agricoles et même des citoyens qui amènent sporadiquement des surplus de récoltes de jardin.
Récup. Alimentaire a récemment investi 207 000 $ pour aménager dans un nouveau local plus spacieux, situé entre ceux d’Emploi-Québec et du Carrefour Jeunesse-Emploi. « Nous avons pris possession des lieux en novembre dernier. Nous avions saturé l’utilisation de l’ancien emplacement. Nous avions besoin de plus d’espace d’entreposage, d’une chambre froide et de congélation et d’installations pour pouvoir augmenter notre capacité de transformation », explique la directrice de l’organisme, Catherine Plamondon.
Encore plus de petits déjeuners
Ce vent de renouveau a permis à l’organisme de doubler sa participation auprès du Club des petits déjeuners. Au départ, Récup. Alimentaire fournissait une seule école à Cap-Chat, alors que maintenant, on est présent dans les deux établissements scolaires de Cap-Chat, ainsi qu’à Sainte-Anne-des-Monts, à Tourelle et à Marsoui. La prochaine étape est de se rendre jusque dans l’est de la MRC, et, ultimement, d’ici deux à trois ans, de subvenir à l’ensemble des besoins en petits déjeuners d’un bout à l’autre du territoire.
Récup. Alimentaire ne fait pas de dépannage en tant que tel, mais il fournit des denrées à une vingtaine d’organismes, de Partagence au Centre Louise-Amélie, en passant par Carrefour-Ressources et même aussi loin que la Maison L’Essentielle de Gros-Morne. Les frigos partagés sont aussi remplis par eux. « Tout organisme communautaire qui veut faire une activité en alimentation est bienvenu à nous appeler », ajoute Catherine Plamondon.
Pour réussir à faire rouler cette imposante machine de récupération alimentaire, cinq employés permanents font partie de l’équipe en plus des bénévoles et des participants à un programme de réinsertion sociale. Des volontaires provenant d’autres organismes communautaires mettent aussi la main à la pâte. Selon la directrice de Récup. Alimentaire, il n’y a pas une journée qui passe sans bras supplémentaires.
Explosion des demandes
Catherine Plamondon confirme que le contexte économique récent est réellement palpable sur le terrain. « Tout le monde veut plus de denrées. Ce n’est vraiment pas le moment de jeter tous ses légumes aux poubelles au lieu de leur redonner une deuxième vie et ainsi nourrir plus de personnes. D’ailleurs, nous avons toujours besoin de denrées, spécialement la viande qui se fait rare, et les cannes de conserve. »
L’organisme inaugure d’ailleurs officiellement ses nouveaux locaux ce 6 mai. On rappelle toutefois que, pour les demandes de dépannage alimentaire, il faut toujours passer par un organisme qui s’occupe spécialement de ce volet, comme Partagence.
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