Mont-Louis opterait pour l’enrochement

Par Dominique Fortier 5:28 PM - 2 mai 2026 Initiative de journalisme local
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Le ministère des Transports a effectué un enrochement d'urgence à l'époque. Photo courtoisie - Télé-Soleil

Il semble que l’enrochement sera la solution adoptée pour protéger les berges aux abords de la route 132 à Saint-Maxime-du-Mont-Louis.

« Le 14 avril dernier, nous avons rencontré quatre représentants du ministère des Transports qui nous ont présenté le rapport des consultations qu’ils avaient fait précédemment et les différentes options possibles », indique la mairesse de Mont-Louis, Annie Bélanger.

Les deux scénarios sont l’enrochement ou la recharge de plage. Dans ce dernier cas, la plage serait inaccessible pendant une année complète et le processus devrait être répété tous les cinq ans. Il faut comprendre qu’après la recharge, on doit attendre un certain temps pour que le sable recouvre les cailloux afin que la plage retrouve son identité.

Proposition moins envahissante

Quant à l’enrochement, la nouvelle solution proposée serait visuellement moins dérangeante que le scénario présenté à l’époque. Rappelons qu’après les épisodes des grandes marées, le sujet de la protection des berges était devenu inévitable. Toutefois, on ne voulait pas d’un mur imposant comme on en retrouve un actuellement entre Marsoui et La Martre. Ce ne serait pas le cas aujourd’hui avec la proposition revisitée du ministère des Transports.

« L’enrochement serait sur une distance plus courte, donc seulement pour protéger la portion problématique. De plus, ça nous permettrait d’aller de l’avant avec un projet de promenade qui longerait la route 132. Si c’est le scénario retenu, le ministère élaborerait les plans en conséquence de cette éventuelle promenade », souligne Annie Bélanger. La promenade pourrait alors cacher l’enrochement à certains endroits. Il pourrait même y avoir un accotement qui permettrait aux gens de s’arrêter pour accéder à la plage.

Évidemment, tout ça demeure conditionnel, puisque la municipalité doit encore rencontrer les représentants du ministère des Transports et présenter les plans finaux à la population pour acceptation. « On veut le meilleur pour notre municipalité et conserver la beauté de notre plage », poursuit Annie Bélanger.

Pas demain la veille

On est encore loin de la coupe aux lèvres puisque les plans et devis définitifs par le ministère des Transports, qui assumera d’ailleurs les coûts de l’intervention, sont prévus pour 2028. L’exécution des travaux se ferait alors seulement en 2032. « Toutefois, si une situation devait survenir qui nécessiterait une intervention d’urgence, le ministère suivrait le plan choisi, et non un enrochement temporaire comme à l’époque », précise la mairesse mont-louisienne.

Pour le conseil municipal, la proposition de l’enrochement semble donc la meilleure option, autant pour la sécurité que l’accès à la plage. Ce dernier aspect était d’ailleurs très cher aux citoyens de Mont-Louis.

Annie Bélanger se réjouit que les discussions avancent rondement avec le ministère. Elle confirme que tout se déroule dans un esprit de collaboration afin que la solution finale soit satisfaisante pour tout le monde.

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