Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demande à la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, de nommer un ministre régional issu de la Gaspésie.
Alors que le temps n’est pas du côté de la nouvelle cheffe élue de la Coalition avenir Québec, elle se doit de nommer son conseil des ministres le plus rapidement possible. D’ailleurs, cet exercice pourrait se faire dans les prochains jours, si ce n’est pas déjà fait au moment d’écrire ces lignes.
Évidemment, il ne mouille pas des choix en Gaspésie et aux Îles pour nommer des ministres. Il y a Stéphane Sainte-Croix à Gaspé et Catherine Blouin dans le sud de la Gaspésie. « Je pense que la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent méritent toutes deux d’avoir leur ministre régional et non pas une ministre pour les deux régions. Lorsqu’on fait ça, on marginalise les enjeux des deux régions. Encore une fois, je me retrouve dans la situation où je dois rappeler à la CAQ qu’elle a deux députés en Gaspésie et que systématiquement depuis 2022, elle choisit de ne pas les nommer ministre de cette région. »
Lors de la nomination d’Amélie Dionne au poste de ministre régionale des deux régions, le député Sainte-Croix avait alors déclaré être déçu de ne pas avoir été mandaté par son chef pour représenter la Gaspésie. « Dans le contexte où il y a une bonne représentation caquiste sur l’ensemble du territoire gaspésien, je suis d’avis que ça aurait été un moment important, un moment stratégique pour nommer un ministre titulaire responsable de la Gaspésie », avait-il déclaré à La presse canadienne.
Aux noms de Catherine Blouin et Stéphane Sainte-Croix, le député matanais ajoute un autre nom. « La CAQ a aussi un ministre qui habite maintenant en Haute-Gaspésie en Gilles Bélanger. La première ministre a donc trois choix. Je demande donc un ministre pour le Bas-Saint-Laurent et un autre pour la Gaspésie. C’est important », martèle-t-il.
Quelles sont les attentes?
Alors que Christine Fréchette sera première ministre du Québec (la deuxième après Pauline Marois) pour quelques mois, quelles sont les attentes envers elle et la CAQ? À cette question, Pascal Bérubé y va d’un petit jab à l’endroit du parti au pouvoir. « On souhaite qu’ils n’empirent pas les choses et qu’ils puissent régler et fermer les dossiers importants pour nos régions. Évidemment, on veut que ça se passe bien d’ici le mois d’octobre. Personnellement, j’ai des attentes concernant des dossiers régionaux, mais la population n’a plus d’attentes envers la CAQ. »
Bien qu’il ne connaisse pas Christine Fréchette autant qu’il connaissait François Legault ou Bernard Drainville, le député de Matane-Matapédia entend bien ouvrir les canaux de communication. « J’estime qu’on peut encore faire avancer des dossiers d’ici à la fin juin. Quant à Christine Fréchette, on va la découvrir dans ses fonctions de première ministre au cours des prochaines semaines. »
En mode électoral
Dès le mois de juillet, les partis commenceront à s’activer sur le terrain en vue des prochaines élections prévues cet automne. À cet effet, on a demandé à Pascal Bérubé comment il analysait les intentions de vote qui semblent redonner un élan au Parti libéral de Charles Milliard. « Les Libéraux ont récupéré les électeurs qu’ils avaient perdu au profit de la CAQ, mais ils sont très loin du compte. Souvenons-nous qu’en 2022, ils avaient été incapables de trouver une candidature dans notre circonscription. »
Il rappelle aussi qu’il y a trois enquêtes qui pendent au-dessus de la tête du Parti libéral du Québec, dont une de l’Unité permanente anti-corruption. « Bonne chance », laisse-t-il tomber.
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