Pour une 14e année, les meilleurs improvisateurs de l’Est-du-Québec étaient rassemblés à Matane pour cette grande communion printanière.
Au-delà du spectacle, le TIEQ est une occasion privilégiée pour les improvisateurs de Québec à Gaspé en passant par la Côte-Nord de renouer avec de vieux amis et de rencontrer de nouveaux camarades de jeu. Certains habitués ont été présents à chacune des éditions.
Cette année, dix équipes se disputaient les grands honneurs, dont la SLiM de Matane représentée par Catherine Gauthier, Guillaume Labrecque, Benjamin Granjon et les deux recrues, Baptiste Charest et Nicolas Simard.
La formation matanaise n’a peut-être pas mis la main sur le trophée, mais a tout de réussi à se tailler une place en finale pour la première fois en plus de dix ans. Pour la capitaine de la SLiM, Catherine Gauthier, cette édition passera à l’histoire. ” On avait une telle synergie. Tout le monde se complétait et s’écoutait. Nos deux jeunes sont tellement bons, ils apportent un vent de renouveau et c’est agréable à voir. Ils suivent les concepts et sont capables de s’ajuster en cours d’improvisation. J’ai rarement vu une équipe de feu comme ça. “
Parcours sans faute
La SLiM a eu une fiche parfaite de trois victoires en autant de matchs, ce qui leur a permis d’atteindre la demi-finale qui a été remportée contre Québec. La capitaine de l’équipe avoue avoir souffert un peu du syndrome de l’imposteur, particulièrement lorsqu’est venu le moment d’affronter les joueurs expérimentés de Chef Fred en finale. ” C’était stressant parce que ce sont des joueurs qui fabriquent de solides histoires et qui sont généreux dans leur jeu. Au final, j’étais vraiment fier de nous autres parce que chaque vote a été très serré. “
Au-delà des matchs, il y a tout l’aspect social à ne pas négliger. ” Nous sommes une grosse famille. On revoit des anciens et on accueille des nouveaux joueurs. On a toujours hâte à ce tournoi-là “, ajoute Catherine Gauthier.
Gros party
Même son de cloche du côté de Maxim Alain de la Ligue d’improvisation de Gaspé qui en était à sa deuxième participation au TIEQ. ” Nous voulons donner un bon spectacle, c’est certain, mais on n’arrive pas avec un esprit de compétition. On est là pour s’amuser et rencontrer du monde. C’est aussi une belle occasion de jouer avec des amis de notre ligue qui ne jouent pas dans les mêmes équipes en saison régulière. “
Maxim Alain souligne aussi le fait que de jouer avec des équipes provenant d’un peut partout permet de découvrir de nouveaux styles de jeu. ” En mélangeant les genres, ça donne autant des impros bien incarnées que du gros cabotin. D’ailleurs, une de mes impros préférées était quand j’ai joué le rôle du rat qui avait perdu ses tortues en raison des pailles en plastique. “
Ce dernier a particulièrement apprécié le fait d’avoir un lieu chaleureux dédié pour toute la fin de semaine. ” C’est un peu comme si on était dans notre petite bulle pendant trois jours. J’espère bien revenir l’an prochain “, conclut-il.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.