Plus d’actions demandées pour contrer la violence dans les écoles

Par Dominique Fortier 1:53 PM - 7 avril 2026 Initiative de journalisme local
Temps de lecture :

La grande majorité des incidents de travail à l'école sont liés à des actes de violence. Photo courtoisie

Le syndicat de l’enseignement de la région de La Mitis demande aux centres de services scolaires des Phares et Monts-et-Marées d’en faire davantage pour contrer les actes violents commis envers le personnel scolaire.

On parle de violence verbale et psychologique, mais également de violence physique. La présidente par intérim du syndicat, Sylvie Lefebvre, parle de gestes commis qui sont parfois lourds de conséquences. « C’est inquiétant de voir que le nombre d’incidents rapportés en lien avec des actes violents est en hausse. Dans certains cas, on a même vu de nos membres devoir consulter un médecin à la suite d’un geste violent. »

Les chiffres sont alarmants, selon le syndicat. On parle de 68 % des incidents rapportés qui sont en lien avec des gestes violents au Centre de services scolaire Monts-et-Marées et 85 % pour le Centre de services scolaire des Phares.  Les actes recensés ont été commis, soit par des élèves, d’autres membres du personnel ou même des parents.

Or, ce que le syndicat demande d’abord et avant tout est la constance. On estime que les directions d’écoles sont souvent trop frileuses à intervenir de peur de représailles de la part des parents. « Il faut arrêter d’avoir des attentes irréalistes sur ce que le personnel enseignant peut faire à lui seul. Ça prend des programmes de prévention, des interventions cohérentes et constantes et il faut prendre soin de nos gens après les incidents », martèle Sylvie Lefebvre.

La constance des interventions

Sur le sujet de la constance, on mentionne qu’il existe déjà des mesures coercitives, notamment dans le code de vie, mais celles-ci ne sont pas toujours suivies. « Il y a des milieux où ça va bien. Et on remarque que ce sont des milieux où il y a de la constance dans les interventions. Les enfants ne peuvent pas apprendre lorsque les conséquences sont variables d’une fois à l’autre ou que les suivis ne sont pas faits après une dénonciation », poursuit la présidente par intérim.

Le syndicat ajoute que certains élèves qui commettent des gestes violents ont besoin d’un encadrement plus serré. « Évidemment, pour pouvoir effectuer cet encadrement, ça prend des ressources que les écoles n’ont pas toujours. Nous avons aussi besoin d’aide de l’externe. Je pense, entre autres, au milieu de la santé ou le communautaire qui a aussi un rôle à jouer. Finalement, les parents doivent aussi faire leur bout de chemin avec leurs enfants », conclut Sylvie Lefebvre.

À lire également

Naissance du groupe Benmanque Blues

Le projet de nouvelle école avance

Casanier remporte le prix local OSEntreprendre

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.